Le bénévolat, c’est s’impliquer, participer : agir personnellement pour un résultat commun

Je vis au Québec depuis 1 ans. Dès que je suis arrivée, j’ai compris que le bénévolat état une porte d’entrée pour rencontrer des gens, se faire des amis, un réseau, tout en m’impliquant dans le domaine de l’environnement, avec Les AmiEs de la Terre.
Je suis venue ici par choix : avec ma famille, on a décidé d’émigrer. On est résidents permanents depuis l’arrivée. Je suis colombienne mais j’étais en France avant, j’y ai vécu pendant 5-6 ans.
De déjà parler français, ça a facilité mon arrivée, à la différence des autres Colombiens qui font la francisation, j’avais déjà la base de langue. Mais ça prend du temps pour trouver un travail, donc je me suis impliquée pour être active, connaître les gens et savoir comment ça marche.  C’est super bien !

Je me suis impliquée depuis l’été 2012 sur plusieurs comités aux AmiEs de la Terre : eau, agriculture et zéro déchet au début, pour un projet qui s’appelle Sauve ta bouffe. Et ensuite j’ai eu l’opportunité de faire un éco-stage pendant 3 mois à l’automne et c’était chez les AmiEs de la Terre !

Mon stage était en lien direct avec les comités agriculture et alimentation, il s’agissait de la phase d’exploration d’un projet pour développer une ceinture verte autour de Québec. On a fait la recherche bibliographique, plusieurs choses. Donc maintenant, je continue à être impliquée avec les comités agriculture et zéro déchet. Plus des petites activités : cette fin de semaine, on était à la fête des semences à l’Université Laval, on tenait un kiosque.

L’environnement, c’est ma formation et ça m’a toujours plu. J’ai une formation colombienne à la base en génie agro-alimentaire, mais l’environnement c’est un sujet qui m’a toujours plu, alors en tant en France, j’ai décidé de faire une maîtrise en développement durable. Ici au Québec les réalités sont très différentes de celles de l’Europe. Donc ça m’a permis de connaître vraiment comment ça se passe, avec l’accaparement de terre, avec les codes… Ce sont toujours les mêmes problématiques dans le monde entier, mais les réalités sont différentes, donc c’est intéressant.

J’aime bien l’équipe des AmiEs de la Terre, ils sont supers, ça me fait plaisir de les voir à chaque fois. Là, je suis à la recherche de travail et parfois y a des semaines difficiles et le fait d’être active dans quelque chose, c’est intéressant.
Ça ne me dérange pas du tout que ce soit du bénévolat. Je ne le fais pas pour l’argent. Dans l’environnement, chaque fois qu’on veut vraiment faire changer les choses, il faut faire plus. Il y a des organismes qui essaient de faire beaucoup de choses, mais qui n’ont pas de ressources pour payer quelqu’un. C’est pour ça que c’est agréable.
Je ne connaissais pas le monde du bénévolat au Québec, qui est très différent de la France. En France, il y a le gouvernement qui supporte encore beaucoup la population. Ici c’est différent donc c’est joli, les gens sont plus impliqués. J’aime beaucoup le fait que les gens s’entraident entre eux.

Souvent, c’est en équipe, c’est comme ça que marchent les AmiEs de la Terre : pour chaque comité, il y a un responsable et des bénévoles.
Pour sauve ta bouffe, ça change, mais on est toujours avec Estelle, la responsable, et 2 bénévoles encore, donc 3. Parfois il y a une fille qui vient mais elle travaille beaucoup. Sinon, il y a une dame très impliquée avec sauve-ta-bouffe, elle est à la retraite, mais très active. Elle apporte beaucoup de choses, elle est très structurée et ça permet au projet d’avancer, c’est joli.

Si ce ne sont pas encore des amis, ça me fait un réseau. Le jour de la fête des semences, j’ai croisé des personnes que je commence à côtoyer souvent et ça commence à créer un réseau : on va chercher des organismes avec des valeurs, donc c’est sûr qu’on va croiser des gens qui tiennent à ces valeurs.

C’est difficile de choisir ce que je préfère entre éco-stage et sauve ta bouffe. Je continue donc avec les deux !
L’un est plus pratique, avec Sauve ta bouffe : c’est montrer aux gens tout le gaspillage alimentaire dans les maisons et les ménages. On a participé à la création d’un atelier de cuisine dans le Centre Monseigneur Marcoux et c’était très intéressant parce que c’est pratique : sensibiliser les gens, faire des choses avec eux.
Avec la ceinture verte, c’est aller plus à la recherche, voir et comprendre, c’est plus de réflexion. L’autre c’est plus d’action tout de suite.

Un beau moment, ça été l’atelier de cuisine qu’on a fait : j’ai beaucoup aimé, on y a mis beaucoup de temps.
Dans le même temps que l’Éco-stage, il fallait que nous, les 5 éco-stagiaires, on appuie un projet déjà mis en place. Donc c’est moi qui les ai motivés à travailler sur Sauve-ta-bouffe. J’étais le leader, je connaissais le projet. À cinq, on a réussi à mettre en place l’atelier de cuisine. J’ai mis beaucoup de temps, en plus de l’Eco-stage pour faire des dépliants, de la publicité, des contacts. À la fin, quand on a eu ça, c’était un vrai plaisir. Et on a eu des très bons échos pour le projet : les gens qui ont participé, ont été très contents. On apporte quelque chose à long terme. En ce moment, ils sont en recherche de financement et ils vont mettre des activités de cuisine en place.
Pendant l’atelier de cuisine, il y avait 15 ou 18 personnes, c’était dans une cuisine collective. Des familles différentes, des amis, ça permet d’échanger, on essaie de donner des idées originales. Le thème c’était « citrouille », donc comment utiliser au maximum une citrouille, sa chair, ses graines, …

Il faut encourager les gens à faire du bénévolat. Il y a beaucoup de nouveaux immigrants, de nouveaux arrivants qui n’osent pas ou qui ne savent pas. On ne le fait pas en Colombie, travailler gratuitement. Mais, s’il y a un mot à dire, c’est que c’est vraiment une voie, une porte. On commence par là, on apprend à connaître, c’est bien. On n’a pas de compromis : on arrive, on agit, on connaît les gens et si on n’aime pas les gens, on s’en va. C’est pas la même chose que si on a un travail. Mais c’est une bonne façon d’approcher le monde du travail.
En tant qu’immigrant, il faut que tu trouve ce qui est bien pour toi, quelque chose qui t’apporte à toi et quelque chose qui apporte à l’autre. Je ne pourrais pas les séparer.

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