Saisir le contact avec un auteur, c’est comme de partager un rêve.

Ça fait 7 ans que j’ai redécouvert la bande-dessinée et que je m’implique au Festival de la BD francophone de Québec. J’ai toujours aimé la bande dessinée, je peux même dire que j’ai appris à lire dans la bande-dessinée. Il y a eu une période pendant laquelle j’ai cessé d’en lire, au moment où j’ai commencé à travailler, avec toute l’implication de la famille.

Il y a 7 ans, je suis retourné au Salon du Livre de Québec. J’avais vu dans le Soleil qu’il y avait la possibilité d’obtenir une dédicace de Juanjo Guarnido pour Black Sad. Mais je ne l’avais jamais lu avant, alors je suis allé acheter la BD, je me suis présenté au Salon et là, j’ai suivi la file d’attente. En attendant j’ai jasé avec les gens, des enfants, des plus jeunes, des adultes de toutes les catégories, mais qui ont la même passion. J’ai trouvé ça intéressant, j’ai quand même attendu trois quarts d’heure. Je me suis installé devant l’auteur que je ne connaissais pas. Il m’a demandé quel personnage je voulais avoir, donc j’ai regardé rapidement la bande-dessinée et là, il y a un personne qui s’appelle Kiel, une jeune fille de 6-7 ans. C’était ma fille ! Je lui demande ça et il la fait devant moi, pleine page ; extraordinaire et gentil. Ensuite il nous demande, comme c’est encré, de le garder ouvert. Je me suis promené dans le salon pendant une demi-heure à la regarder. Je suis revenu et j’ai demandé s’ils cherchaient des bénévoles.

J’ai saisi le contact avec un auteur, c’est comme de partager un rêve ! C’est certain que c’est du bénévolat, mais c’est un petit peu égoïste en commençant. Pour moi, c’était retomber dans ma jeunesse, de vivre ça. Depuis ce temps-là, je le fais pour moi. Au travail mon patron le savait : les 5 jours du festival du salon du livre, du mercredi au dimanche, il n’était pas question que je travaille.

Et même avant s’il y a besoin : j’aide à faire le montage. J’ai eu la chance d’accompagner Thomas-Louis, le président, à Angoulême l’année dernière. C’est moi qui payais tous mes frais, mais j’ai eu cette chance-là de voir et de vivre ça. Le bénévolat, ça a peut-être deux côtés, dans le sens qu’on peut donner, mais on peut en retirer autant, on peut vraiment en retirer autant. J’imagine que, quel que soit le milieu où on fait du bénévolat, on est capable de trouver quelque chose, d’en retirer quelque chose, de se sentir utile.
L’organisation du festival mène ça à bout de bras. Le président du festival, c’est presque juste lui dans l’année qui s’occupe de tout ce qu’il pourrait y avoir autour. Pour moi, c’est important de pouvoir appuyer des personnes comme ça. Il y a un peu d’autres bénévoles, ce sont des gens qui sont référés par l’intermédiaire du festival du livre.

Pendant le festival, depuis 2 ans, j’aide Thomas-Louis avant à préparer les activités parce qu’il y en a un peu partout. Il y en a au Festival du salon du livre, mais aussi dans différentes bibliothèques, il y a des expositions dans des bars ou autre. Avant il faut aller les porter, les installer, c’est une job de bras, une job de taxi ou de transport, de choses qui se font comme ça.

Pendant le festival, une autre chose que j’aime beaucoup, c’est qu’il y a toujours une période pendant laquelle les auteurs Européens ont un peu de temps libre. Donc Thomas-Louis leur offre de visiter. J’adore ça, parce que j’adore ma ville. La possibilité de partir avec un auteur, 2-3-4 auteurs et de les amener visiter, leur faire partager ce que j’aime dans la ville, je trouve ça extraordinaire. C’est quelque chose que j’aime beaucoup, ça nous permet de se rencontrer et on peut obtenir des dédicaces. Il y en a qui sont là pour une question monétaire parce que la dédicace peut prendre de la valeur. Moi je ne serais jamais capable de vendre une dédicace que quelqu’un m’a faite. Elle a un lien émotif cette dédicace-là pour moi. Si j’ai la chance de faire une visite avec un auteur en particulier, c’est encore plus important pour moi de lui demander une dédicace parce qu’il va se créer un lien avec cette personne. C’est pour ce contact-là, que je fais ce bénévolat. C’est extraordinaire de voir ces gens-là, comme ils sont généreux avec les autres, même ceux qui sont très connus, très populaires. Ils sont généreux, contents de rencontrer les gens. Je dirais que j’en retire 100 fois plus que ce que je donne ou que je peux donner.

Des auteurs coup de cœur, j’en découvre à mesure. Ce que j’aime beaucoup faire, c’est d’aller à la bibliothèque : regarder par hasard tous les rayons et si je tombe sur une série où il y en a plusieurs, une dizaine, je les prends les 10 et je les lis en l’espace de 2 ou 3 soirs en continu. Parce que tu n’as pas l’obligation d’attendre 1 an pour qu’il produise la série ou la suite, je l’ai au complet.
C’est certain qu’il y en a plusieurs comme des Spirou et Fantasio que je relis plusieurs fois. La bande dessinée, tu peux t’y replonger : une bande dessinée que tu lisais quand tu étais jeune, tu la relis et les odeurs, les images du moment où tu l’as lue la première fois reviennent.

Le moment que je préfère, c’est de voir le sourire d’une personne qui vient d’obtenir une dédicace d’un auteur en particulier, comme moi j’étais la première fois. Les gens découvrent. Les gens aiment encore, adorent lire, adorent voir des choses.

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