elyse-benevole-francisation-college-frontiere
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Je veux aider et partager mes connaissances. C’est plaisant de soutenir quelqu’un et de le voir réussir.

Je fais du bénévolat à Collège Frontière, c’est ma première année. Je les ai connus par les messages envoyés aux étudiants de l’université. Je ne connaissais pas encore l’organisme, alors j’ai été à la rencontre et ça m’a intéressé.

Je fais du soutien en français : j’ai une élève, une jeune qui est arrivée du Népal, ça fait peut-être 1 an. Elle a de la difficulté au niveau du français, alors je l’aide pendant 1 heure par semaine.
Je me rends à son école et on prend un local. On est 2 aidants et on a chacun une aidée, ce sont deux sœurs. C’est rare qu’on se retrouve dans le même endroit, mais des fois on fait des choses les 4 ensembles.

Au début, c’est un peu gênant : c’est pour l’aider. Alors on développe une relation de confiance. La première fois, on a décidé de faire une activité commune, j’avais apporté un jeu de serpents et échelles, et j’avais mis des ronds à certains endroits sur les cases. On se posait des questions pour apprendre à se connaitre. On a eu beaucoup de plaisir à ce moment-là. Il faut que ça fonctionne dès le début avec l’élève sinon elle n’aura pas envie de revenir et moi non plus.
On commence par une petite causerie pour discuter de sa journéee, ou voir ce qu’elle a fait en francisation. Ensuite, c’est de la lecture, je lui apporte un livre de lecture et on va le lire, puis on peut faire des activités en lien avec ce livre-là.
J’apporte des livres de son niveau, elle est en 5ème année. J’essaie d’adapter et, si elle a des difficultés pour la prononciation, la semaine d’après, je vais apporter des exercices pour l’aider là-dedans.
Si elle a réussi à bien lire, elle est contente et moi je suis contente de voir qu’elle a réussi et qu’elle est fière !

Elle a des cours avec l’école de francisation et cette heure est un plus. C’est difficile le français, quand elle retourne dans sa famille, ils parlent leur langue. Elle va à l’école en français, donc ça avance plus vite, c’est sûr que ça l’aide. Et quand on est plus jeune, on apprend plus vite.

Le soutien en français, c’est autonome comme bénévolat. On peut décider de faire les activités dont on a envie avec la personne avec qui on travaille. Alors avant, je vais choisir mon livre, je vais le lire. S’il y a des mots qui sont plus difficiles, je vais chercher comment bien lui expliquer et je vais préparer des activités qui sont en lien avec ce livre-là. Alors pour moi, c’est une heure avec l’élève, plus la préparation : c’est deux heures à peu près. Et après chaque rencontre on envoie un petit rapport : combien de temps on a été avec l’élève, ce qu’on a fait, ce qui a bien été ou moins bien.

Dernièrement, on a eu une rencontre de Collège Frontière. C’est intéressant de voir ce que les autres font, parce que Collège Frontière ne fait pas juste du soutien en francisation. J’avais plus de temps libre, alors j’ai demandé si il y avait d’autres besoins. « Les tentes de lecture, ça t’intéresse ? » Et j’ai aussi suivi la formation pour les tentes de lecture : ça a lieu une à deux fois par mois, dans des garderies ou des écoles. On monte une tente et on invite les jeunes à venir lire. L’objectif c’est de faire prendre conscience aux enfants que c’est important et plaisant de lire. Il y en a qui ne savent même pas comment tenir un livre, ils vont le tenir à l’envers ou le lire depuis la fin.
C’est différent de l’aide en français, quand tu fais de la lecture de groupe. Il y a la gestion du groupe, l’ambiance est différente du 1 à 1.  On va porter des déguisements, des décors pour rendre ça plaisant !

Je fais du bénévolat pour aider les gens parce que j’ai du temps à donner, je veux les aider et partager mes connaissances. C’est gratifiant pour nous quand on fait du bénévolat, qu’on voit que l’élève réussit ou apprécie ce qu’on fait, c’est plaisant pour nous aussi.

J’ai toujours autant de plaisir qu’au début : je me suis vraiment rendue compte que c’était important, que des gens en ont vraiment besoin. On peut aider sans rien attendre en retour. On va donner, mais on n’attend pas, on n’a pas de salaire et c’est plaisant comme ça.

Des fois, on me demande « pourquoi tu fais du bénévolat ? » Je leur explique ce que je fais. Ma famille ou mon entourage ne font pas de bénévolat. C’est peut-être par manque de temps, ou c’est peut être une mauvaise gestion du temps… Et ils me demandent pourquoi j’aime ça. Mais on n’a pas tous la même vision, même si je leur explique le pourquoi ça ne les touche pas forcément.
J’ai 22 ans, j’étais aux études et là, je suis tombée sur le marché du travail. Tant que j’aurai du temps, je vais faire du bénévolat d’une façon ou d’une autre. C’est important, il y en a qui en ont besoin. Et il y a tellement d’organismes pour en faire, et des choses différentes en plus !

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  1. Elisabeth

    Bravo pour ton implication Élyse ! 🙂 Ce qui est le fun dans cette expérience, c’est de voir à quel point ça te tient à coeur!

    Réponse

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