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Ce n’est pas donner du temps, c’est prendre son temps.

Ça commencé à l’automne 2008, ça fait déjà 5 ans. C’est un ami à moi qui est arrivé et m’a demandé si ça me tentait d’aller l’aider à Jeunes Musiciens du Monde (JMM). « J’aurais besoin d’un coup de pouce pour une soirée bénéfice, c’est du bénévolat, ça te tentes-tu de venir m’aider ? » J’ai pris deux secondes pour y penser, je ne connais pas, je ne sais pas dans quoi je m’embarque, mais c’est toujours le fun d’avoir du nouveau, alors j’ai embarqué, comme ça. Je faisais confiance à mon ami et c’est lui qui m’a attiré vers ça.

Je faisais déjà du bénévolat, c’est l’influence parentale sans doute. J’ai commencé comme patrouilleur bénévole dans les centres de ski quand j’ai eu 18 ans. Plus tard, j’ai participé à l’organisation ad comité socio-culturel au cégep de Lévis-Lauzon. Je m’impliquais beaucoup là-bas, je faisais du bénévolat pour cégep en spectacle et j’aimais ça. Après ça, j’ai aidé des amis quand ils organisaient des événements. J’ai toujours été généreux de mon temps, donner un petit coup de main, j’ai toujours aimé ça. Au carnaval, ils avaient besoin de bénévoles pour faire la parade, donc j’ai embarqué comme figurant. Après, j’ai fait du bénévolat pour les Fêtes de la nouvelle France et ils m’ont donné une grosse tête à mettre…

Le bénévolat, c’est rendre l’utile à l’agréable. C’est ça qui est le fun, il y a tellement de choses qu’on peut faire pour aider et en même temps on se plait à le faire. Alors c’est comme ça que c’est arrivé.
Jeunes musiciens du monde c’est une implication plus importante. C’est devenu une famille en quelques années, et plus ça va, plus ils me demandent des tâches sérieuses. Moi je trouve ça  agréable, parce que j’arrive là-bas et j’ai la reconnaissance de simplement donner du temps, ce qui est très facile avec les jeunes. Les jeunes voient que je suis là de temps en temps, mais je ne suis pas directement avec eux. Je fais des choses pour les aider, mais ils ne s’en rendent peut-être même pas compte.

Actuellement, dans ma vie c’est plus Jeunes Musiciens du Monde qui a pris de la place, mais j’ai toujours fait un petit peu de bénévolat à côté. Des fois on ne s’en rend pas compte, mais on fait déjà du bénévolat. Les gens devraient s’en rendre compte que, être bénévole, ce n’est pas quelque chose qui nous prend du temps, c’est juste utiliser son temps autrement.

Les gens que j’ai rencontrés dans l’organisation ont beaucoup aidé à m’impliquer sérieusement : le côté social, c’est ce qui tisse, peu importe les tâches qu’on a à faire, c’est le social qui va faire qu’on va vouloir donner plus. Puis la cause est bonne, c’est un tout : on reste attaché à quelque chose et on n’a pas peur de donner. C’est donner de son temps, c’est pas un don, parce qu’on retire beaucoup en même temps.

Mon implication c’est principalement pour les soirées bénéfices. J’avais une certaine expérience dans le domaine de l’organisation d’événements. En même temps, je suis quelqu’un d’un peu créatif et j’avais beaucoup de place pour ma créativité. Alors j’apportais des idées, j’améliorais, on a fait des choses autrement. Puis il m’ont demandé, veux-tu nous aider pour l’aménagement ? Donc je vous fais un plan de salle, je vous détaille ce dont vous avez besoin comme matériel, comment l’installer, les musiciens pendant la soirée, je m’assure de démonter et de retourner le matériel. Et finalement, il y a toujours des choses qui se rajoutent. Tu te rends compte que ton niveau d’implication, ce n’est pas juste pour la tâche qu’on t’a demandée. Mais vu que tu as de l’initiative, tu te retrouves à toucher plein d’autres besoins partout autour. Et le fun, c’est qu’il y a une belle famille de bénévoles autour de JMM, et des gens qui sont impliqués dans d’autres sphères et dans d’autres causes à Québec.

J’en parle aussi à des amis pour qu’ils me donnent un coup de pouce. C’est à l’automne que c’est chargé, avec les soirées bénéfices : ça commence avec les réunions de bénévoles pour le recrutement, où je parle de mon expérience. Après ça, ce sont les comités, et là j’en prend un petit plus, des fois un peu moins, c’est graduel. je dirais qu’au mois de septembre c’est 2 ou 3 heures par semaines, ça monte à 5 ou 6 heures au mois d’octobre. Puis c’est un gros coup de 15 heures dans la semaine juste avant, et ensuite la veille et la journée bénéfice. Je planifie toujours un petit congé avec ça, mes employeurs sont avertis d’avance, j’aime faire du bénévolat. Je vais toujours prendre 1-2 journées en octobre et 1-2 journées en novembre. Je prends ça sur mes congés. J’aime tellement ça, ça ne me dérange pas du tout.

Je fais quelque chose que j’aime, puis en même temps ça fait du bien aux gens pour qui je le fais. Et ça me fait du bien aussi. On apprend et on grandit avec toutes ces choses-là, on a des expériences, des rencontres exceptionnelles. Avec les soirées bénéfices, on peut rencontrer des artistes, des nouvelles personnes qu’on ne connaissait pas, on apprend à découvrir n’importe qui. Ça attire des gens qui ont un aura différent. On dirait que les gens ne viennent pas parce qu’ils cherchent de quoi, juste parce qu’ils sont bien dans leur vie et qu’ils veulent donner à d’autres.
Et il y a de petites aventures qui renforcent les liens : j’ai un pad, que j’ai eu en 1997 et que je traîne toujours avec moi. Quand je fais des événements, c’est le pad avec lequel je prends mes notes : j’ai mes crayons, tout ce dont j’ai besoin. Tous les gens avec qui je travaille sont toujours pêle-mêle, perdus ; moi, je suis super bien organisé. À un moment donné, je l’avais mis en arrière de moi, puis il disparaît dans un événement. Je le cherche, je commence à interpeller du monde « une affaire en cuirette bourgogne… ». Personne ne le trouve. Alors je reviens dans le coin où j’étais quelques minutes avant et je vois le gars qui m’avait demandé de venir l’aider : il l’avait dans ses mains et prenait des notes pour moi pour pas que j’oublie des choses à faire. Vu que j’étais occupé, il a pris des notes dedans pour moi.

Le bénévolat, c’est pas comme un emploi qu’on commence. Ça vient tout seul. À un moment donné, on va donner un petit coup de pouce quelque part. Ça commence de même. Après ça ouvre tellement de portes. J’ai rencontré plein de monde de différents domaines et au bout du compte, quand je vais au restaurant, je reconnais le gérant : je lui avais commandé des bouchées. Après ça, tu te promènes dans la ville et tu te sens chez toi. L’implication fait qu’on est plus ancré dans notre milieu.
Ensuite, tu te fais recommander pour faire telle ou telle affaire, même si ce n’est pas relié au bénévolat que tu faisais. Tu te retrouves à faire du réseautage avec ça et c’est assez puissant.
Commencer le bénévolat c’est donner de son temps, mais on ne donne pas de son temps, en fait, on prend le temps de le faire. C’est notre temps, c’est notre vie, on prend le temps de faire quelque chose d’autre. J’ai rien de spécial. Je suis comme tout le monde. Je pense que tout le monde à ça en dedans de lui, c’est juste qu’il faut avoir l’opportunité de le trouver.

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