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C’est un choix, une motivation personnelle d’aider des gens par mon expérience et mon expertise.

J’ai pris ma retraite il y a maintenant presque un an et demi. J’ai fait une carrière dans la fonction publique du Québec en grande partie dans des postes de direction dans la haute fonction publique. J’avais décidé de planifier ma retraite donc je me suis dit je vais préparer tout ça, éviter une cassure qui peut être douloureuse, après toutes ces années d’activités professionnelles.
Donc « je vais faire du bénévolat », mais du bénévolat dans lequel je serai efficace. On n’est malheureusement pas efficace dans tout ; moi, je n’aurais pas été efficace dans du bénévolat d’accompagnement de personnes. Je vais plutôt me servir de ce que j’ai appris pour faire du bénévolat, pour aider dans ce que je connais le mieux : la gestion, la direction, l’organisation, la planification.
On m’a offert un bon poste de consultant, mais je n’ai pas été trop malchanceux dans ma vie et je voulais en retourner un petit peu. Le bénévolat ça sert à ça aussi. Alors, je me suis inscrit à « Bénévoles d’affaires Montréal », qui couvre la province, sauf que les mandats étaient toujours évidemment dans le grand Montréal, alors ce n’était pas très pratique.

C’est en faisant des recherches que j’ai réalisé l’existence du Centre d’action bénévole de Québec. Dans le rapport annuel, j’ai lu qu’il y avait des préoccupations notamment en matière de formation sur l’expertise et sur les compétences auprès des organismes membres. Cette partie-là m’intéressait et j’ai simplement joint la direction du CAB pour me présenter et proposer mes services : « est-ce que vos membres auraient besoin d’un peu de coaching ? ». C’était le cas.

J’ai découvert d’abord une organisation qui m’a beaucoup plu, des gens très motivés et un réseau qui est très important et enthousiaste, mais qui vit aussi des problèmes. Comme partout, il y a des problèmes de gestion, d’identification et dans leur environnement, des problèmes de manque de ressources, ou de mauvaise planification par rapport aux changements qui surviennent, de sorte que j’ai décidé de m’investir là-dedans. Ça répondait à un objectif du CABQ de renforcer ce service : plusieurs membres soulignaient le besoin d’être assistés, mais il n’y en a pas beaucoup qui peuvent payer 200/300 dollars de l’heure un consultant.
J’ai dû construire du matériel spécifique, actualiser, faire des recherches parce que, même si c’est du bénévolat, je ne veux pas faire ça en amateur. Il faut vraiment se préparer. Les gens que je rencontre, même s’ils ne payent pas, c’est un service professionnel qu’ils sont en droit d’attendre.

Ça fait mon affaire parce que ça réalise un projet personnel, que je continue dans le domaine de la gestion, mais sans les responsabilités que j’ai eues toute ma vie. Je me sers de ce que j’ai appris d’expérience et d’expertise, c’est vraiment une combinaison parfaite. Et ça me prend peut-être 20 à 25 heures par mois.
Je n’ai pas d’employeur qui me donne ses attentes et ses horaires. C’est moi qui décide de l’utilisation de mon temps. Une fois que je me suis engagé, je le fais bien sûr. Alors il y a un avantage à faire ça. L’autre aspect est plus personnel : c’était vraiment une motivation personnelle de dire « je vais travailler gratuitement pour des gens, pour les aider dans des domaines que je connais ». C’est un choix que je fais. Quand on fait du bénévolat, c’est parce qu’on décide de s’impliquer sans rémunération, sans autre attente que d’être utile. Si je l’avais fait autrement, je me serais peut-être menti.

Ce que je préfère c’est le contact avec les gens, ce que j’ai eu à date l’occasion de faire en organisme. D’abord, je commence toujours par une entrevue avec le directeur ou la directrice, le gestionnaire permanent de l’organisation. On prend notre temps. Ça permet de connaître l’organisation de savoir de quoi ils ont besoin : parfois ils pensent planification stratégique, mais en fait il y a plus besoin de gestion de conflit. Ça me permet d’en savoir toujours un peu plus sur ce réseau communautaire et en même temps, ce contact direct avec les gestionnaires, c’est ça que je veux.
J’accompagne plusieurs organisations et, pour deux d’entre elles, je suis rendu à entrer dans la planification stratégique. Donc je vais les accompagner dans toute la démarche.

Auparavant, j’ai siégé sur des conseils d’administration sans être rémunéré, mais c’est bien différent évidemment. Dans mon milieu, auprès des gens que j’ai côtoyés toute ma vie, les réseaux comme celui du CAB de Québec sont méconnus. Alors qu’il y en a plus de 100 au Québec. Il faudrait faire connaître ce réseau-là dans le milieu de la direction d’entreprises ou d’organismes publics, qu’ils sachent ce que c’est. Et peut-être leur donner l’idée, tranquillement de penser à ce genre de bénévolat à leur retraite. Parce que les quelques expériences que j’ai eues montrent qu’il y a un besoin profond et moi je le trouve fantastique ce réseau-là.

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