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Je fais progresser ma communauté, en même temps j’exerce ma créativité.

Je suis impliquée dans quelques organismes : Craque-Bitume, la fondation David Suzuki, puis je suis sur 2 conseils d’administration et je travaille 4 jours par semaine à la Fondation Monique-Fitz-Back.

Il y a quelques années, moi et mon conjoint on avait commencé à faire du vermi-compostage : on allait chercher nos vers chez Craque-Bitume, mais je n’avais pas vraiment regardé ce que c’était. Quand j’ai décidé de voir qu’est-ce qu’il y avait dans mon quartier parce qu’on avait déménagé dans Limoilou, je suis tombé sur eux et j’ai trouvé ça génial, alors je me suis pointé là et j’ai dit « je veux être bénévole ». Ils m’ont trouvé des choses qui correspondaient à mes compétences et à mes intérêts : la communication.
Et ce qui est le fun, c’est que c’est un collectif donc, toutes les deux semaines, ils se réunissent et tout le monde peut venir. Tu te sens vraiment dans leur gang puis tu es au courant de toutes les activités, de tout ce qui se passe.

Et il n’y avait pas juste des besoins en communication, il y avait une panoplie de choses à faire ! Autant je peux aller brasser du compost — c’est super le fun — autant des fois il y a eu une soirée pour laquelle il faut préparer des bouchées. Et j’aime ça m’asseoir avec Marie-Josée l’administratrice et regarder le plan d’action 2013 et lancer mes idées. Ce que j’aime le plus, c’est de pouvoir exercer ma créativité ! Parce que c’est pour ça que j’aime les communications, je suis très polyvalente, j’aime aussi faire des trucs qui sortent un peu de mon domaine, je suis un peu touche à tout.

Il y a des semaines où je ne suis pas disponible, d’autres où j’ai plus de temps à donner… En moyenne, je dois donner 4-5 heures au 2-3 semaines. Ça varie beaucoup : l’été ils font plus d’activités, ils font de l’agriculture urbaine, ça bouge ; l’hiver c’est un peu plus tranquille.

Mon expérience sur le CA de mon jardin communautaire est à intervalles plus réguliers que Craque-Bitume.
Mon implication chez eux, ça a été un peu une coïncidence : on déménageait à Limoilou et à deux rues, on se rend compte qu’il y a un jardin communautaire. On appelle et on s’inscrit, on s’en va à l’assemblée et il y avait une élection et…  je me suis impliquée.

D’ailleurs si on a pu acheter une maison dans Limoilou, c’est probablement parce que je fais du bénévolat. Je tenais un kiosque à St-Sauveur en Fleurs pour Craque-Bitume, je me promène un peu et je vois que le kiosque d’à côté est tenu par une dame de la SAAM – société d’accompagnement accession maison. Elle accompagne les familles qui ont des revenus modestes pour acheter leur première maison. Ça faisait un petit bout qu’on y pensait, alors on prend rendez-vous et 3 mois après, on déménageait dans notre maison ! Comme quoi ça se peut…Et si on avait attendu deux jours de plus, on ne l’aurait pas eue !
Et j’ai rencontré une de mes très bonnes amies à Craque-Bitume. Je la vois très régulièrement et je ne l’aurais pas dans ma vie si je ne m’étais pas impliquée !

Tout ça me garde motivée et en vie ! Je ne veux pas juste faire le train-train, boulot-dodo, je veux avoir l’impression de m’impliquer dans ma communauté et de la faire progresser, de servir à quelque chose. Non seulement j’apprends beaucoup en faisant ça – ça parait dans mon travail : je crée des contacts, le réseau s’agrandit – j’apprends des autres et je partage mes connaissances, mes compétences. Je pense qu’on a tous un bagage qui peut être utile à la société et à d’autres personnes. Ça me valorise de partager ces choses-là.

Mais ça découle aussi d’un besoin, comme le besoin de donner, et ça des fois on ne le trouve pas dans son milieu, il faut aller le chercher ailleurs. Moi je suis complètement satisfaite, j’ai l’impression que je donne beaucoup : autant pour ma famille, qu’à la société et à ma communauté. On peut donner de l’argent pour une cause, mais une autre façon d’aider c’est de s’impliquer, de donner du temps. Il faut être généreux en partant, optimiste et passionné surtout. Mais plus qu’une qualité personnelle, ça prend une certaine organisation et surtout beaucoup de motivation, de la passion.

Mais j’ai toujours été très entreprenante : quand il y a des projets qui m’intéressent, je suis la première à lever la main. Je m’impliquais à l’école, j’étais dans des comités verts, mais jamais pour un organisme. Là je découvre le communautaire, j’aime ça et j’aimerais avoir plus de temps pour aller vers d’autres choses, j’aime aussi ceux qui travaillent avec les aînés, la pauvreté et je me dis qu’à un moment donné, je vais partager mon temps d’une autre façon. Mais là, j’ai 25 ans, c’est sûr que j’ai un horaire très plein avec mon chum, mon enfant, mes implications avec les CA…

J’ajouterais juste qu’on peut toujours trouver du temps pour faire du bénévolat. Il y en a pour tous les goûts, des fois ça peut être à distance, c’est flexible. On peut toujours trouver son compte.

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