Ça me permet d’être plus actif et d’apporter de l’aide, c’est valorisant.

Avant même d’habiter au Centre Jacques Cartier — CJC — j’ai connu le TamTam en premier lieu par les soupers communautaires, que j’ai connus par Cirque du monde, qui fait partie du CJC. De fil en aiguille, j’ai fait une demande pour loger au CJC et quelques années plus tard, j’ai commencé à faire du bénévolat au Tam Tam et c’est ensuite que j’ai donné mon CV pour y travailler.
Que ce soit avant ou après mon année de travail, et encore aujourd’hui, je continue à faire du bénévolat au Tam Tam.

J’étais plus à l’aise de commencer comme bénévole parce qu’il y avait des choses que je ne connaissais pas, des choses purement techniques, comme la caisse par exemple, et ça m’a permis de me familiariser avec l’équipe de travail, les lieux et le fonctionnement, … C’est ce qui m’a mis plus à l’aise pour y travailler ensuite officiellement.

J’ai continué après, parce que ça rend service et que j’aime beaucoup l’ambiance là-bas. Je sais que ça donne un sacré bon coup de main à l’équipe de travail. J’aime travailler là, l’ambiance, le travail en tant que tels sont agréables.

En moyenne, j’y vais une fois par quinzaine, en soirée. C’est plus rare en journée. C’est plus souvent en soirée, parce que la personne travaille seule donc elle a besoin d’aide quand c’est plein. J’y suis 4 heures en gros. Je sers les boissons au comptoir, débarrasse les tables, fais la plonge, encaisse les commandes, lave les tables, renseigne les gens sur l’endroit, répond à la clientèle…

Des fois, j’arrive à cerner les gens qui pourraient être intéressés par la mission du Tam Tam et qui ne connaissent pas l’endroit. Des fois je vois qui est intéressé et je promeus le CJC, le communautaire, le fonctionnement et il y a ceux qui pourraient être intéressés par la scène, en tant qu’artiste, poète, musicien. Je leur dis comment ça fonctionne, vu qu’on ne charge rien, ça peut être très avantageux.

Au CJC, je m’implique aussi dans certains comités de sélection pour des entretiens d’embauches, le comité culturel, je suis aux assemblées générales, aux assemblées des locataires. Pendant la Nuit des Sans-Abris, j’ai longtemps donné un coup de main sur place, à l’employé du CJC qui est responsable d’intégrer notre kiosque d’information. Je l’ai fait 3-4 années de suite.
Si je faisais mon CV de ce que je fais CJC, et juste là, ce serait long…

Là où je mets le plus d’énergie en tant que bénévole, c’est au Tam Tam Café. Mais je suis locataire aussi au CJC, donc il y a un minimum, une part à faire, un peu comme une coop. En général, le Tam Tam, c’est là que je m’implique le plus, au niveau de la fréquence et des heures que je fais.

Ça me permet d’être plus actif, c’est avantageux pour ça, je sais que je donne un coup de mains, ça permet d’apporter de l’aide, c’est valorisant.

Ça m’a permis de me faire des relations, j’ai rencontré beaucoup de gens et j’ai une meilleure connaissance du milieu communautaire à Québec, dans l’ensemble. On peut dire que ça m’a permis de me créer un réseau de connaissances. Il y a des gens qui sont rentrés dans mon cercle amical, des gens qui pouvaient venir de l’étranger, qui ne connaissaient pas la ville et qui sont venus voir un show et je les mettais dans le contexte : c’est quoi vivre à Québec. Et il y a des gens qui sont revenus et qui sont restés dans mon cercle, dans mon réseau.

Je préfère les soirées où je ne me tourne pas les pouces, où ça demande de l’initiative, de bouger, d’être actif. Sinon, j’aime bien les soirées où il y a des groupes de musique : j’ai découvert des groupes locaux vraiment géniaux. Et il y a les soirées qui reviennent chaque mois comme les vendredis de poésie ou les Rincon latino : ce ne sont pas forcément mes préférées, mais ça amène aussi des découvertes humaines.

En dehors de mon bénévolat, ça m’arrive de mettre en avant la scène : quelqu’un arrive, ne connait pas le Centre, il a rendez-vous avec quelqu’un et en attendant que la personne se libère, je lui fais un tour d’horizon du CJC et du Tam Tam.

Une fois, j’ai rencontré quelqu’un qui était venu voir un show au Tam Tam. La personne était de l’étranger, de passage à Québec. Et la 2e fois que je l’ai vue, elle était retournée vivre en France, elle avait fini son stage d’études, et ce que j’ai trouvé spécial c’est qu’on s’est rencontré exactement au même endroit, devant le Tam Tam. La première fois que je l’ai vue je lui ai dit : « Tu vas voir, tu vas aimer ça, tu vas faire une demande d’immigration » et récemment elle a fait sa demande. On en a parlé et elle m’a dit que j’étais la première personne à qui elle a pensé, avec un clin d’œil, un sourire quand elle a pris la décision de le faire, comme quoi j’avais eu un éclair de lucidité.

J’ai 32 ans, je suis arrivé ici à 12 ans de la France. Je me vois comme un québécois d’adoption, un immigré qui s’est très largement adapté depuis un certain temps à la culture québécoise, au climat, qui aime beaucoup vivre ici.

Et si je quitte le CJC comme locataire, je voudrais continuer à m’impliquer au Tam Tam. Ça dépendra de l’éloignement géographique dû à mon déménagement, mais la volonté est là.

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