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Je voulais briser l’isolement et maintenant il n’y a pas une semaine où je ne fais rien.

Ça fait déjà 13 ans que j’ai commencé à la Fondation St-Roch, parce que l’Abbé Mario Dufour avait été très présent lors de la maladie de mon conjoint qui est décédé du cancer. Après son décès, il m’a conseillé le bénévolat, c’était une belle façon de ne pas s’isoler.

J’ai commencé toute suite avec le brunch de la Fondation, les brunchs du maire, pour recueillir des fonds pour la fondation. Après il y a eu le Festival de musique sacrée de Québec et j’ai commencé à travailler pour eux, je le faisais tous les soirs. C’est comme ça que j’ai commencé à faire du bénévolat. Depuis, je n’ai pas vraiment de bénévolat régulier : quand ils ont besoin, un petit coup de téléphone et je suis là.
Pour les cocktails, pour les brunchs, peu importe. Que ça soit laver de la vaisselle, recevoir les invités, peu importe ce qu’il y a à faire, j’y vais. J’ai 59 ans et je rencontre de nouvelles personnes, puis je considère que tout le monde devrait faire un petit peu de bénévolat. Ça m’apporte, plein de choses.

Il faut être efficace dans notre bénévolat, bien le choisir. Je suis capable d’aller travailler avec les itinérants, j’ai aucun problème avec ça, je suis capable de m’adapter. Mais si on y va pour les mauvaises raisons, ça ne marche pas. Tu ne vas pas travailler pour la fondation du cancer quand ton conjoint vient de décéder après plus de 5 ans de maladie. On ne peut pas être efficace et de toute façon ils ne nous prennent pas. Il y a quelques occasions de bénévolat que j’ai laissé tomber aussi, parce que ça ne me convenait pas comme ambiance ou comme rythme.
Là, j’aime ça : je n’ai pas un travail à chaque semaine ou tant d’heures à donner par semaine, ce n’est pas du tout comme ça. Ce n’est pas le genre de bénévolat que je fais. Sauf sur le conseil d’administration des cuisines collectives du Centre Lebourgeois.

Ça me fait de plaisir de travailler pour Saint-Roch, j’aime Saint-Roch. Peu importe où, j’en fais pour d’autres organismes aussi. Comme dans le cas des cuisines collectives : je rentre chez moi et je me rends compte que je suis chanceuse.
Je suis sur le CA depuis 1 an. Quand j’y suis allée, j’ai dit que je ne connaissais rien au communautaire, mais je suis avec un groupe extraordinaire. Ils m’ont appris. C’est un beau petit groupe. Au début je leur disais « je déteste… » mais je me suis engagée et je ne déteste plus ça du tout !

Tout le monde me demande ou je prends mon bénévolat, comment on fait pour faire du bénévolat. Parce qu’il y a du bénévolat que je refuse parce qu’il ne me convient pas du tout. Il faut vraiment orienter les gens à la bonne place. C’est un besoin peu connu, c’est incroyable le nombre de personnes qui me demandent où s’adresser. Après, quand tu as commencé à une place, c’est pas long pour que le téléphone sonne. J’ai recruté environ 10 bénévoles cette année et 25-26, il y a deux ans.

Plusieurs personnes sont devenues des amis. Surtout aux Fêtes de la Nouvelle-France : là j’ai rencontré des gens, qui sont mes amis depuis toutes ces années. On se voit encore régulièrement. J’ai créé des liens d’amitié très forts.
En 2008, j’ai fait le congrès eucharistique, j’ai adoré. J’avais déjà fait du bénévolat parce que le Pape est venu à Québec dans les années 1980. J’avais travaillé comme bénévole à l’aéroport pour l’arrivée du Pape. Ça avait été une journée extraordinaire ! Et là, j’ai refait le congrès eucharistique et ça a aussi été des moments uniques.
En 2008, j’ai aussi participé à Pleine Lune, la fresque humaine sur les Plaines d’Abraham avec 2000 personnages ; c’était théâtral. Puis elle a eu lieu encore en 2010 et je l’ai refait. Je côtoie encore les personnes que j’ai rencontrées là. On se fait des soupers le dimanche soir au 2 mois.
C’est ça aussi le bénévolat, les rencontres. On ne va pas juste donner de notre temps, on va retirer beaucoup.

Pendant les formations des bénévoles, on se rapproche. À musique sacrée ou au Carnaval, on a une réunion de formation. Pour les Fêtes de la Nouvelle-France c’est beaucoup de formation, on se rencontrait à partir du mois de novembre aux 15 jours. On était animateurs de rue, on montait nos petites pièces de théâtre, on les pratiquait. C’est pour ça que les liens se sont créés aussi forts, on a été presque 6 mois à se voir régulièrement. Puis Pleine Lune sur les Plaines, c’était la même chose, parce qu’on avait une formation. Tu t’en vas pas faire de la représentation, en tant que comédien costumé, sans formation.

Je ne sais pas si j’en fais chaque semaine, mais ma fille dit qu’ il faut prendre un rendez-vous pour me parler ! Ça m’arrive d’aller en faire à l’extérieur pour mes amis, quand ils organisent quelque chose. À un moment donné, je suis allée aider au brunch de l’école d’une de mes amies à Montmagny, pour le 40ème anniversaire de l’école. J’ai une sœur qui est religieuse, elle est à Notre-Dame du Portage : elle avait besoin d’aide, j’y suis allée. J’ai été dans le bas du fleuve, à Cacuna, pendant 3-4 jours : je faisais n’importe quoi, ramasser des feuilles, travailler dans le jardin, ce qu’il y avait à faire. Mais je me garde aussi des jours de libres, j’appelle ça mes journées !

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