parrainage-civique-sarah-benevole-marraine-valerie-filleule
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On est un peu comme deux sœurs. On peut tout se conter et on apprend de l’autre.

Sarah est bénévole au Centre de Parrainage Civique de Québec. Elle est la « marraine » dans une relation d’amitié et Valérie est la « filleule ».

Valérie : Je suis allée au parrainage parce que mon éducatrice m’en avait parlé : j’étais tannée d’être toute seule. Au début je n’étais pas sûre : « est-ce que j’ai eu le goût que quelqu’un soit forcé de devenir mon ami ? » À un moment donné, ça ne me tentait plus d’être déprimée, alors j’ai foncé, c’est alors que j’ai rencontré Sarah.

Sarah : moi j’ai vu une petite annonce dans le Voir, c’était gros comme un centimètre carré : « Devenez bénévole au Centre de parrainage civique ». J’ai découpé l’annonce, elle est tombée dans le fond d’un tiroir puis à moment donné, je suis retombée dessus. Il y avait une phrase choc, mais je ne m’en rappelle pas. C’était suffisant pour que j’aille m’informer davantage, voir ce que c’était, leur site web. J’ai téléphoné, on en a discuté, puis je suis allée à une entrevue.
Dès mon entrevue la personne a dit « je pense que tu irais bien avec Valérie. Ça serait un bon match ». On s’est rencontré une première fois, on est allées voir un spectacle d’humour ce soir-là, mais on n’avait pas trop eu l’occasion de se parler. C’était dans un spectacle, on n’a pas pu trop jaser alors elle n’était pas trop sûre.

Valérie : Les deux on était bloquées. Et après ça on est allé prendre un café ensemble puis ça a cliqué tout de suite comme ça !

Sarah : Il n’y a pas eu un déclic spécialement : on s’est assises ensemble, on a pris un café et ça a cliqué. On s’est mises à parler de plein de choses. On a parlé pendant 3 heures, longtemps, de tout et de rien.

Sarah et Valérie : Ça va faire un an !

Valérie : Quand je me suis inscrite au parrainage, ils m’ont dit que je risquais d’attendre longtemps parce que je voulais avoir quelqu’un dans ma tranche d’âge et ce n’était pas évident. Quand je vais aux activités du parrainage je suis souvent dans les plus jeunes. Au bout de 6-7 mois, ils ont trouvé quelqu’un dans ma tranche d’âge et le déclic s’est fait !
On a 23 ans toutes les deux. Elle est comme ma grande sœur je peux tout lui dire, c’est vraiment le fun.
Au début, on se voyait une fois par semaine, mais …(rire)

Sarah : Je plaide coupable. J’ai commencé ma maîtrise, j’ai beaucoup de travail et on se voit un peu moins souvent. J’ai tellement de travail avec l’école ces temps-ci  : on ne se voit pas toutes les semaines. Mais il y a deux semaines, on est allées voir une pièce de théâtre, un peu avant on est allé manger au resto ensemble. On se voit peut-être aux 2-3 semaines environ.
Des fois mon chum vient : il est venu au party de Noël du CPCQ.

Valérie : Il nous a fait danser, il nous a amené dans mon premier bar. On est allés au pub universitaire. Et moi, ça va faire trois mois avant hier que j’ai un chum.
Sinon, toutes les deux, on va souvent au restaurant ou voir des pièces de théâtre.

Sarah : Valérie est une fan inconditionnelle de théâtre. Quand je vois des comédies musicales, je saute sur l’occasion.

Valérie : Et on avait eu un projet. On l’avait commencé mais finalement, j’ai décidé qu’on n’était pas prêtes pour l’instant, parce que c’était trop gros.

Sarah : Valérie avait eu l’idée de créer une pièce de théâtre de A à Z. C’était un gros gros projet.

Valérie : Ça se fait pas quand t’es juste deux. Et elle ne peut pas se mettre à 100 % comme moi dans le projet, alors je montais le texte sur un plan puis je lui montrais. Elle me disait ce qu’on pouvait changer…

Sarah : C’était trop lourd pour le temps et l’énergie qu’on avait à mettre surtout qu’on n’avait pas de troupe avec nous.

Valérie : Et on s’était mis une deadline, mais c’était trop court pour tout ce qu’on avait à faire. Et il faut être prêt à investir des sous aussi. On s’était informées auprès d’un prof de théâtre, c’est vraiment trop cher. On a mis ça de côté, on va partir un autre projet. Faire mon arbre généalogique, on va peut-être plus se lancer là-dedans.
Je veux savoir d’où je viens, je veux voir d’où viennent les premiers de ma famille, d’où est-ce qu’ils étaient. Depuis que je suis toute petite, je vois que ma grand-mère a fait l’arbre généalogique de sa famille plus de ma mère. Je sais d’où ma mère vient, mais je ne sais pas d’où je viens. J’aimerais savoir ça, je veux faire des recherches.

Sarah : Moi je trouve ça magnifique de la voir aller et je la trouve incroyable. Parce que, quand on s’est rencontrées, elle n’allait pas bien et elle avait peur de beaucoup de choses. De la voir s’ouvrir comme une fleur, je trouve ça hallucinant, de la voir aller. Elle se met à prendre des initiatives, elle a plein de projets, je trouve ça incroyable. Puis une chose que je lui ai déjà dite, c’est qu’elle m’enseigne la résilience.
Des fois, pour une bagatelle, on aurait envie de dire « ça marche plus, j’en ai assez ». Elle, elle a vécu des choses difficiles, puis elle poursuit toujours ses projets.

Valérie : Des fois, il y en a que je n’ai pas le choix d’arrêter, mais c’est long avant que je décide de laisser tomber, je m’accroche avant.

Sarah : Comme n’importe qui finalement, c’est propre à tout le monde, mais je trouve qu’elle a une force de caractère incroyable. Ça m’inspire beaucoup parce que je trouve que, certaines choses au travers desquelles elle est passée, il y a des dizaines de personnes qui ne passeraient pas à travers et ça m’inspire beaucoup.

Valérie : Quand je me suis inscrite au CPCQ, je n’étais pas dans une bonne passe. J’ai vécu beaucoup de solitude de mon secondaire jusqu’à maintenant, et avant que je sois avec elle, j’étais souvent très déprimée. « Est-ce que je me laisse aller de même ou je fonce et j’essaie de me trouver ? ». J’ai commencé des cours, mais ce n’étais pas ce que je recherchais. Je voulais vraiment quelqu’un à qui je puisse tout conter et poser des questions quand j’en ai besoin. Quand j’ai connu Sarah, c’est comme la grande-sœur que je n’ai pas eu — parce qu’elle est un peu plus vieille, on a quelques mois de différence — c’est comme ma grande-sœur !

En faisant des activités avec Sarah, j’ai rencontré des gens. J’ai pris des cours de chant et des cours de piano et là, j’ai commencé des cours de peinture. Ça fait beaucoup avec mon travail à l’université et maintenant avec mon chum, mais ça fait du bien !

Sarah : Ce sont toutes des choses qu’elle ne faisait pas quand je l’ai rencontrée. Elle ne suivait pas de cours de chant, pas de cours de piano, elle ne travaillait pas à l’université, elle ne sortait pas avec son chum, elle ne prenait pas de cours de peinture, … En un an, ça a vraiment changé !

Valérie : Je n’avais jamais suivi de cours de peinture avant de la connaître. Je suis trop perfectionniste. Avec elle, j’ai appris que si on fait des erreurs, c’est pas grave !
Quand je parle du parrainage avec mes parents ou d’autres personnes, je dis que le parrainage m’a sauvée. Quand je me suis inscrite, je n’étais pas dans une bonne période et je ne sais pas jusqu’où ça aurait pu aller, si je ne l’avais pas connue.

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