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Où l’un s’implique, l’autre est là, depuis plus de 29 ans et on trouve encore de nouvelles activités.

Thérèse a 75 ans, elle s’implique au Centre communautaire le Pivot avec son mari Rosaire, 77 ans, depuis de nombreuses années.

Rosaire :
Je suis bénévole depuis 55 ans : j’ai commencé à l’Église Saint-Malo pour les jeunes, on s’occupait de la patinoire. Dans les années 70, on faisait partie de la garde paroissiale pour placer le monde dans les églises de Beauport. Ensuite, un accident d’auto m’a empêché d’en faire pendant quelques années. Et dans les années 80, au Pivot, je faisais partie de l’exécutif. Avant, le Pivot s’appelait le Centre communautaire des Chutes et j’étais représentant de la ville, pendant 3 ans. Après j’ai été Chevalier de Colomb – ça fait 22 ans de bénévolat, on en fait à la tonne ! – et je suis toujours là !

J’ai fait l’arbre enchanté pendant 9 ans : c’est pour les enfants, à Place Laurier. On avait l’autorisation de ramasser des cadeaux ; ça fait 2 ans que je ne le fais plus par manque de temps. On va à un repas une fois par année avec eux, mais il fallait que je fasse un choix. Au Pivot, on s’occupe des enfants aussi : depuis 3 ans, on fait des galettes aux fruits et aux bananes pour les enfants en déficience mentale. C’est leur collation, ils en ont une à toutes les semaines.

Depuis le 14 mars, on a commencé un centre de dépannage à Courville pour Moisson Québec. C’est moi qui m’occupe d’aller chercher le matériel. Je l’amène sur place et tout le groupe fait la préparation pour le lendemain matin, la distribution, … ça nous prend deux autres journées de plus par semaine.

Et le Pivot nous appelle régulièrement pour toutes sortes de petites affaires : des pamphlets, des distributions, démêler des cents noires, vider la piscine, ramasser de la nourriture pour faire des paniers de Noël, …

Quand ils ont besoin, ok, on y va. L’été, il y a deux fêtes : à la Saint-Jean-Baptiste et l’autre en septembre. Moi je suis en charge des hot-dogs, des grilled-cheese : on passe entre 70-75 douzaines de hot-dogs. Et pour la farandole, c’est de la soupe. On en fait pour 500-600 personnes. Ça prend une grosse journée : on commence à 9 heures le matin on fait la soupe jusqu’à 3-4 heures de l’après-midi. On commence de bonne heure et on est bien juste.

Le Pivot nous appelle et ils savent qu’on va être là. Ils savent que si Thérèse est là, je vais y être et vice-versa.

Thérèse :
Et ils savent que je suis capable d’avoir du monde : j’appelle mes femmes. Moi, ça fait 29 et demi ans que je fais partie du Centre communautaire Le Pivot. J’ai commencé par Madame prend congé. J’étais assise comme les autres participantes et c’est ma fille qui m’a dit « maman viens voir ça, vous allez avoir du plaisir », et elles m’ont embarquée dans le comité, à animer les activités ! Les premières fois, les mains, les jambes en tremblaient. Aujourd’hui, on fête le 30e de Madame prend congé.

On s’occupe aussi du bazar du Pivot : c’est gros, il faut démêler toutes les affaires, c’est pour du financement. Le samedi, il faut tout placer sur les tables et le lendemain, si ce n’est pas vendu, il faut le ranger. Le joueur de hockey Marc Tardif récolte toutes sortes d’articles de sport : le Pivot va les chercher et là il faut démêler tout ça par grandeur, il y en a énormément. Mais on est là et on apporte notre lunch ! Je suis tellement souvent là que je leur ai demandé de me faire un lit. (rire)

À la minute qu’ils ont besoin de nous, ils nous appellent, que ce soit pour les dépliants, les écoles quand il y a une fête, la Saint-Jean-Baptiste, la programmation, …

On accompagne aussi des aînés voir une pièce de théâtre ou on va avec eux à une cabane à sucre. On va chercher du monde, on joue aux cartes, on leur sert à manger. On est là pour aider et c’est ce que je fais. Je suis rendue au même âge, mais je me sens pas une aînée ! Et nous autres, on est toujours ensemble.

Rosaire :
En plus, dans ces fêtes, je suis le coupeur de gâteau officiel, on m’a baptisé monsieur gâteau ! Je sépare le gâteau pour être certain qu’il y en ait pour tout le monde. Des fois, il en reste et ils en redemandent et sont heureux.
On se dit peut-être que plus tard on aura aussi un genre de handicap et s’il y en a d’autres qui peuvent nous aider ça serait le fun. Tant que le bon dieu va nous donner la force !

La fin de semaine, c’est occasionnel, sur demande seulement. Mais en semaine, on part à 9 heures le matin et on revient pour souper.
Quand on est tous les deux, il y a une complicité, on se comprend par le regard dans le bénévolat.

Thérèse :
Vous ririez si vous étiez chez nous : lui il fait des mots cachés, moi j’écoute la télévision et on peut être une heure sans se parler. Mais pour travailler ensemble, on s’appuie mutuellement, on aime mieux travailler ensemble.

Note : Rosaire et Thérèse sont tellement occupés que nous ne trouvions aucun moment pour qu’ils participent à une des séances prévues dans nos locaux. Finalement, nous avons décidé d’aller directement au Pivot !

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  1. Jean-Michel Lajeunesse

    quelle belle équipe! J’ai eu l’honneur de travailler avec eux et je pouvais compter sur leur dévouement et surtput sur leur générosité de coeur.
    Jean-Michel Lajeunesse ( ex employé du Pivot)

    Réponse

  2. Ginette Paradis

    Félicitations à vous deux ! Bravo aussi pour votre dévouement et votre persévérance ..Nicol et moi avons aussi fait du bénévolat avec eux au Pivot .Vous êtes super motivants !

    Réponse

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